Consumation
Prémice
de délice ? Avant goût de plaisir, de sensualité ? Je me consume au souvenir de ses baisers. Baisers profonds, affirmés, possesseurs. Une boule de feu me noue les tripes, ma peau l'appelle à
l'aide. Pour la première fois depuis je ne sais même plus qui, mon désir est plus fort que ma raison. Je me consume de l'intérieur. Rien n'est plus pénible à vivre que le désir viscéral innassouvi,
que l'envie, l'envie... rien que de l'envie. A chaque minute mes doigts se rappellent la douceur de sa peau. Mon cerveau sait recréer son odeur, sa main sur ma nuque. Mon esprit et mon corps ne
savent plus que l'attendre, l'espérer, le haïr, le détester, le vouloir. Mes nuits ne sont que des moments d'errance et de désespoir. J'ai faim de ses yeux, de ses lèvres, de sa voix. Comme une
droguée je suis en manque. De ce qu'il suggère, ce qu'il promet, mais ne donne pas. L'avant au goût d'addiction. L'avant-goût me tue, me consume, me désole et me déchire.