Pas depuis longtemps
Grâce au retour du soleil j’ai redécouvert un plaisir perdu depuis longtemps : celui de m’attabler en terrasse d’un café parisien – typique de préférence – et regarder les gens en sirotant mon breuvage chaud et amer.
Je ne me dis rien d’eux, ne leur invente aucune vie, aucun désir, aucune émotion ou attente, je les regarde, aussi simplement que cela. J’assiste à LA vie qui passe , LA vie en mouvement.
Pensent-ils, ces gens, que j’ai un rendez-vous, qu’on m’a posé un lapin ? Me voient-ils les observer ?
Je commande un second café. Je vérifie avoir suffisamment de monnaie. Je grille une autre clope.
Le temps s’effiloche sous leurs pas, entre leurs corps.
Le moment de réintégrer le cours de ma vie est déjà là.
Bye, bye les gens !