Femme des cavernes
L’Homme des cavernes on nous en a beaucoup parlé. Lorsqu’on l’évoque désormais, le plus souvent, on désigne un croisement entre le physique
de S. Chabal et le comportement d’un orang-outang. Est-il pour autant question de Femme des cavernes de nos jours ?
Qu’en est-il de la Femme des cavernes ? La première, notre ancêtre la pauvre, ne devait être que peur, soumission
et douleurs. Aujourd’hui ? Je suis intimement persuadée qu’elle existe encore, peu ou prou en chacune de nous.
Non sous la forme de celle qu’on forçait à s’accoupler, à préparer la pitance (quoi que, dans certains lieux…), non, je veux traiter de l’autre, celle qui parade tous atours dehors en quête du mâle idéal, celle qui se plait à émoustiller les hommes, se plaît à les voir se battre pour elle.
Même la plus bobo de mes amies, en couple depuis une lustre et demi et 100% fidèle et amoureuse, aimerait que son homme soit plus jaloux (sachant qu’il ne l’est pas du tout, du tout).
Ils vont bien, ils sont heureux, elle est heureuse avec lui : pourquoi
vouloir qu’il soit jaloux ?
Ah aaahhhh ! Mais pour la possibilité d’une rixe, d’un corps à corps bestial, d’être l’enjeu du désir de 2 mâles full of testostérone !!
Telle est la Femme des cavernes du XXIe siècle. Elle ne rêve pas d’accouplement forcé, de nourriture à dispenser non, elle rêve qu’on la veuille elle, elle rêve qu’on se batte pour elle, elle rêve d’être le trophée du plus fort des mâles.
Elle rêve d’être « prise » sans ménagement mais avec égards (voilà pourquoi les gentils sont si peu, si mal appréciés !).
Elle rêve d’être gâtée, choyée : Messieurs, oubliez le bout de tyrasaunorus, un beau sac en python de chez Lancel ou Pourchet fera mieux l’affaire !
Qu’on lui montre son côté macho-gentleman, bestialo-élégant et la Femme des cavernes du XXIe siècle sera comblée.