La Trentenaire
La trentenaire me bouffe, la trentenaire me casse les ovaires. A force de
cases, nous allons finir en pièces détachées.
Après la vie in utero, la petite puis la grande enfance, l’adolescence précédée de la pré et suivie de la post, après l’âge adulte, on nous a collé du jeune adulte, du pré-ménopause, du pré-sénior etc. On commence désormais à nous parler de l’âge d’or des cinquantenaires alors que la trentenaire n’est pas encore morte (out/has been for delicat mind).
La
trentenaire, je voudrais lui faire la peau ! Lui expliquer que ses atermoiements, ses angoisses, ses peurs seront peu ou prou les mêmes à 40 et à 50 ans, si ce n’est qu’ayant
de la bouteille, elle philosophera davantage, restera moins longtemps à s'admirer / s'observer devant son miroir…
Certaines continueront vaillamment et coûte que coûte et on les remarquera, bien sûr. Comment ne pas zyeuter « la vieille qui s’habille trop jeune pour son âge » ?
Vous n’avez plus 30 ans, pas encore 50 : alors ? Ben alors rien, comme s’il nous (quoi ? Vous me pensiez aigrie d’approcher les 50, 60 peut-être ?) fallait dix ans pour intégrer avec superbe la nouvelle catégorie marketing des 50 (et +) ? Comme s’il nous fallait une dizaine pour faire le deuil de notre « glorieuse » trentaine ?
Ne se passe-t-il donc plus rien en "quarantainie" (comme en quarantaine sans doute ?). Fini les problèmes de couple lorsque couple il y a encore (!), les problèmes de marmaille, zéro souci de santé, plus jamais d’angoisse(s) ? Comme une Jennifer Aniston qui ne s’est jamais sentie bien, belle et heureuse qu’à 40 ans ? (mais a-t-elle autre chose à faire celle-là que tout faire pour être belle, bien et tout le tremblement ?)
Ce que j'en dit : "30 ou 40 ans, même combat, la conscience en plus."