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18 Mar

Grey Flannel

Publié par Layna Connors  - Catégories :  #J'aime bcp ce que vous faites !



Fut un temps – lointain – où les parfums pour femmes de me convenaient pas : trop ceci, trop cela, et surtout trop semblable. Sans doute aussi parce que je n’étais pas « encore vraiment » femme, adolescente encore, androgyne… Ainsi portai-je « le 3e homme » de la marque Caron. Comme souvent, j’adore ce qui est unique, rare mais à un tel degré que je suis quasiment la seule à adorer, il fut de moins en moins vendu, je le trouvais de plus en plus difficilement. Peu à peu dépourvue de l’objet de mon adoration, il me fallait un autre parfum.

C’est ainsi, furetant un jour dans une grande parfumerie, au rayon Homme cela va sans dire mais « … c’est encore mieux en le disant » (Talleyrand), que j’en vins à sentir Grey Flannel. Nom de créateur inconnu de moi (parfait !), nom de parfum inconnu de moi (doublement parfait !), vendu dans une grande enseigne (génial !).

 

Savez-vous ce qu’est un coup de foudre olfactif ? Un renversement des codes de l’odorat ? J’ai pu lire que Grey Flannel se rapprochait un peu de Fahreneit (Dior) : oh que non !!!

 

Je ne saurais vous le décrire, Mme Jeanne Doré l’a fait mieux que moi (voir extraits ci-dessous). Je vous conjure d’aller dans une parfumerie et de le tester. Surtout laissez passer plusieurs secondes puis sentez, puis laissez des minutes, voire 15, et sentez le à nouveau, voyez comme il a évolué, voyez comme il porte bien son nom.

 

Tellement accro de ce parfum que je l’ai offert à plusieurs des hommes de ma vie (dont mon meilleur ami aussi).

 

Donc, thank you Mr Beene for this unusual and unique perfume !






Sur Geoffrey Beene

Geoffrey Beene, né en Louisiane en 1927, était une des plus illustres figures de la Haute Couture américaine. Après des études de médecine interrompues, Geoffrey Beene étudie la mode à New York puis à Paris, avant de se lancer dans la création de tenues originales, pleines de fantaisies. Le créateur lance sa propre maison de couture dans les années 60 et devient en 1976 le premier américain à faire défiler une collection à Milan. Le jersey et la flanelle sont ses matières de prédilection. Artiste de talent, ce couturier allie élégance et discrétion, originalité et raffinement. Le parfum Grey Flannel lui ressemble.



Voir aussi www.geoffreybeene.com


Sur auparfum.com

Grey Flannel est un des rares parfums masculins aussi floral, et donc finalement assez unisexe. Ici, la violette est exploitée dans sa facette verte, végétale, et de manière plus fraîche et moins poudrée que dans Fahrenheit, dont il se rapproche tout de même de manière plus ou moins éloignée. La tête est tellement verte que c’en est presque chimique, agressif, mais cette verdure est éphémère, et n’est là que pour annoncer l’accord floral violette, qui s’ouvre, progressivement, tout en douceur, pour s’étendre ensuite sur un fond musqué et boisé interminable. 

Avis

par orphée, le 26 janvier 2009 à 14:48    

Voilà bon nombre de mois que je parcours ce site merveilleux où l’on parle (enfin !) des parfums avec élégance, sensibilité et émotion. Et pourtant, alors que les commentaires foisonnent de part et d’autres, voici un petit bijoux qui reste désèspérement oublié des internautes (et un commentaire très "sobre"...) A l’heure où l’on sonne le glas de la grande maison Guerlain (tout a été dit sur ce site à propos du virage amorcé avec les dernières créations, ou plutôt devrions-nous dire "productions",...), à l’heure où bien souvent les nouveautés peinent à se démarquer vraiment du déjà senti, il est temps de redécouvrir Grey Flannel ! Si unique, déroutant, élégant, envoûtant... Bref, un must trop rare que n’aurait pas renié Mr Guerlain (du poudré en veux-tu ?) et que Jean Claude Elenna (Hermès) lui même regrette encore aujourd’hui selon lui de ne pas avoir inventé... Je n’ai pas votre talent pour décrire ou parler d’un parfum, et encore moins lorsque celui-ci, à l’image de Grey Flannel, ne nous ramène à rien que l’on ne connaisse déjà (l’association à Fahreneit est toujours pour moi beaucoup trop osé... Que de subtilité dans Grey Flannel !). Mais j’encourage chacun à découvrir par lui même ce monument de la parfumerie masculine trop peu connu, et peut-être d’ailleurs tant mieux, afin de dire au moins : "j’aime ou je n’aime pas, mais en tout cas je l’ai senti !". Il en est des parfum comme souvent de la musique : il y a des chefs d’oeuvres qui vous emportent là où vous n’auriez jamais imaginé aller... Simple conseil : ne pas le sentir aussitôt après l’aspersion, trop vert et agressif. Il faut attendre quelques minute voir un peu plus, car ce parfum est magique, il se révèle après. Et même mieux : une touche sur un vêtement, et sentez le le lendemain... Voilà, juste un hommage à, je pense, un des parfum pour hommes les plus uniques, élégants et intime qui ait été créé... il y a 33 ans ! J’aurais tellement aimé pouvoir vous le décrire... Alors allez le découvrir enfin ! Même si vous ne l’aimez pas, ça vaut le coup de nez !

 

par clochette, le 26 janvier 2009 à 15:09    

 Vous avez plus de talent que vous ne le pensez,en tout cas vous parlez très bien de Grey Flannel !Est-il possible de le découvrir ailleurs qu’à Paris ?Je me demande s’il serait encore possible pour une marque de sortir un tel parfum aujourd’hui.J’ai l’impression que pour vendre aujourd’hui il faut tout miser sur la note de tête,alors que parfois il faut passer par une première phase avec des facettes désagréables pour assurer un parfum de qualité supérieure sur la durée,ce qui est le cas de presque tous les "classiques" je trouve.Le cas est flagrant avec "J’Adore" d’un côté et "Diorissimo" de l’autre,par exemple.Les parfumeurs sont-ils briefés pour créer des fragrances qui nous "attrapent" par les notes de tête sans trop se soucier du reste ?

 

réponse de jerryb, le 26 janvier 2009 à 19:01    

Bonjour, merci de remettre ce parfum sur le devant de la scène, car c’est l’ancêtre de Fahrenheit, que Jeanne et vous même décrivez très bien. On est toujours agréablement surpris de le croiser sur quelqu’un mais ça arrive encore, quand on a le nez au vent. Il est encore trouvable, mais pas partout c’est vrai. Pour ce qui est des notes de tête accrocheuses, c’est exactement ce que vous dites : les parfumeurs passent du temps à "égaliser" et "calibrer" l’envolée, pour créer l’effet "waou". Les choses ne vont sans doute pas s’améliorer parce que même certaines marques de "niches" émergentes (que je ne citerai pas) jouent à fond là dessus. Encore des débats et maintes déceptions à venir donc !

 

par Jeanne Doré, le 26 janvier 2009 à 22:18    

Et oui, il y a des parfums, comme celui-là, qui restent tapis dans l’ombre du site, jusqu’à ce qu’un passionné comme vous, Orphée, ne vienne en parler avec amour avec talent ! J’avais été sobre, en effet, en dépeignant ce Grey Flannel que j’affectionne pourtant beaucoup, pour son évolution inattendue et son charme anachronique, mais il faut croire que je cherchais alors encore mon style ;)



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M
tu veux pas nous parler de TOUS les merveilleux parfums qu'on t'a offert?
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L
<br /> "je suis zen et positive. je suis zen et positive" : répète après moi<br /> <br /> <br />

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